Comment doit se dérouler un entretien psy? Quelles questions se poser?

Le premier entretien

Certains psy ont l’intelligence et la délicatesse de proposer un premier entretien gratuit, afin de juger si la personne a réellement besoin d’un soutien psychologique, mais aussi si celle-ci est prête à parler et à se confier à un inconnu. Cela mis à part, pour le patient, c’est aussi le moment de savoir s’il s’entendra avec son psy. Après tout, nul n’est capable de rester parfaitement objectif et il y a un toujours ce que l’on pourrait nommer le « feeling », qui fait que discuter sera plus ou moins facile. Si vous n’êtes pas à l’aise face à ce psy, trouvez-en un autre. Une thérapie ne pourra pas être fructueuse si vous vous sentez déjà mal à l’aise initialement et que vous rebutez à vous y rendre. ATTENTION AUX PSY qui vous rappellent plusieurs fois lorsque vous annulez le rendez-vous suivant!!! Vous veulent-ils pour vous aider, ou parce qu’un client, c’est de l’argent en plus? Se souviennent-il vraiment de vous et de votre histoire? N’oubliez pas que vous n’avez aucune obligation de poursuivre une thérapie!!! Vous pouvez allez voir quelqu’un d’autre quand vous le souhaitez!

Pendant la séance n’hésitez pas à poser des questions sur le « fonctionnement » de la thérapie, sa durée, les rendez-vous, ce qu’elle suppose, les tarifs… pour éviter tout malentendu.

Enfin, c’est également le moment pour le patient de jauger son psy, car une thérapie efficace se base sur une relation de confiance. Posez-vous les bonnes questions! Pour vous aiguiller, nous avons rencontré de très nombreux psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes et psychiatres (hospitaliers ou non). Voici quelques questions qui nous sont apparues comme primordiales, à se poser, dès la première rencontre:

-Est-il/elle condescendant(e) ou suffisant(e)? Pour savoir pourquoi il est important de s’en rendre compte rapidement, cliquez ici.

-Est-il/elle à l’écoute?

-Prend-il/elle des notes?

-S’intéresse-t-il/elle à ce que vous lui dites?

-Surveille-t-il l’heure discrètement ou très souvent et de façon trop insistante, voire gênante pour vous? A-t-il, afin d’être plus discret, installé une petite horloge juste derrière vous, de façon à ne pas consulter sa montre continuellement? (Parfois, sans s’en rendre compte, les psy donnent l’impression qu’ils sont pressés et cela met mal à l’aise le patient. Ce sont de petits détails qui peuvent rendre une séance de thérapie plus efficace. Lorsque le patient se demande si son psy est pressé ou s’il le dérange, le patient est nécessairement moins enclin à travailler correctement sur lui-même ou à se confier.)

-Vous parle-t-il/elle de lui? Se plaint-il/elle de ses problèmes? (En effet, si l’on précise que la plupart du temps, un psy doit lui-même être suivi, c’est précisément car ce n’est pas son rôle de se plaindre auprès de ses patients!!! Ce n’est pas professionnel.)

-Que regarde-t-il/elle? Son cahier, son bureau, vos yeux, ou – pour les femmes- votre décolleté? (Oui, malheureusement, nous avons déjà rencontré, lors d’un premier entretien, un psychiatre hospitalier qui n’a regardé que le décolleté de sa patiente adolescente durant 1 heure.)

-Met-il/elle son crayon dans sa bouche, comme un enfant? Cela vous met-il mal à l’aise?

-Vous pose-t-il/elle des questions ou attend-il/elle que vous parliez? Son fonctionnement vous convient-il? (Car il est évident qu’il/elle ne changera pas de méthode pour vous.)

-Vous expose-t-il/elle sa méthode de travail et son fonctionnement?

-Avez-vous pu voir ses diplômes? En a-t-il/elle vraiment?Si vous souhaitez savoir comment faire, cliquez ici.

– Quels diplômes doit-il/elle avoir? Si vous souhaitez savoir quels diplômes doit posséder le psychothérapeute, cliquez ici. Pour le psychologue, cliquez ici. Pour le psychiatre, cliquez ici. Pour le psychanalyste, cliquez ici.

-A-t-il/elle une tenue décente?

-Est-il poli? (Cela paraît surprenant, mais certains psy ne sont pas assez polis ou se montrent désobligeants sur des sujets qui vous touchent : poids, religion, aspect physique… Si une phrase vous choque ou vous met mal à l’aise, n’oubliez pas que vous n’avez aucune obligation de rester. Vous pouvez changer de psy!)

-Lors d’une thérapie de couple, ne risque-t-il/elle pas de séduire votre conjoint? Est-il/elle un(e) séducteur/trice ou un(e) manipulateur/trice?

-Le cabinet est-il propre? Rangé? Encombré?

-Si son cabinet est une pièce dans sa demeure personnelle, est-ce pour des raisons financières? Souhaite-t-il/elle faire encore plus d’économies ou n’a-t-il/elle pas assez de clients pour louer un cabinet?

-Vous met-il/elle à la porte au bout d’une heure exactement alors qu’il n’y a personne derrière vous? Ou prend-il/elle quelques minutes de plus pour vous écouter car vous avez besoin d’aide? En somme, termine-t-il l’entretien avec tact ou la fin de l’entretien vous laisse-t-elle l’impression que votre détresse n’a pas assez d’importance à ses yeux ? (En effet, lorsque vous consultez un psy, il arrive que ce soit au comble du désespoir, et la fin d’un entretien peut sembler brutale lorsque vous avez un besoin d’aide important et urgent. Un psy doit le ressentir, le comprendre et s’il doit mettre fin à l’entretien, il doit le faire avec tact et vous proposer de vous revoir aussi tôt que vous en ressentirez le besoin.)

-Veut-il/elle devenir votre ami? Vous demande-t-il/elle de petits services « possibles » à l’avenir sous couvert de flatteries? Ou respecte-t-il/elle le lien de professionnel à patient qui permet l’objectivité si importante dans cette profession?

-Vous donne-t-il/elle des conseils ou des ordres?

-Si vous ne souhaitez pas suivre ses conseils, prétend-il/elle que vous ne pourrez pas avancer? Et par conséquent que ses conseils sont la solution parfaite et que eux-seuls peuvent vous sauver? Si vous souhaitez avoir plus de détails sur ce sujet et le complexe de Dieu, cliquez ici.

-Si vous n’avez pas réussi à parler durant l’entretien, vous a-t-il/elle aidé? Ou vous a-t-il/elle donné rendez-vous pour la semaine suivante après avoir récupéré votre argent? Pensez-vous dans ce cas que son salaire aura été mérité? Cela ne ressemble-t-il pas plutôt à une arnaque?

Bon à savoir:

1) Une séance annulée n’est PAS DUE!!! Certains soutirent de l’argent à leurs patients avec cette affirmation totalement arbitraire! Cela dépend du praticien et c’est une pratique malhonnête!!! Lorsque vous annulez un rendez-vous chez votre médecin car vous avez un imprévu, vous fait-il payer? NON!!! Ceci est une ARNAQUE!!! FUIR donc ceux qui pratiquent ce système!!!

2) Méfiez-vous des psy qui, dès le premier rendez-vous, vous affirment que VOTRE CAS PRENDRA DU TEMPS!!! C’est une ARNAQUE!!! Certes, cela fait toujours plaisir que quelqu’un semble s’intéresser vraiment à vous, mais ils leur est IMPOSSIBLE de jauger de la difficulté de la situation en une séance. Certaines personnes très intelligentes et ouvertes avancent très vite alors que d’autres qui ne seront pas prêtes à travailler sur elles-mêmes mettront trois fois plus de temps ou n’avanceront jamais. Oui, il est de notoriété publique qu’une thérapie prend du temps. Ces mots doivent donc vous faire fuir!!! Ils traduisent le fait que le psy est bien plus intéressé par l’APPÂT DU GAIN que par vous. Si cette personne a vraiment les diplômes qu’elle prétend avoir, choisissez malgré tout quelqu’un qui s’intéressera à l’humain avant votre porte-monnaie.

3) Le prix doit lui aussi vous interpeller… Il ne doit pas être exorbitant. Pour plus de renseignements, cliquez ici.

4) Si vous souhaitez faire suivre votre enfant et que le psy vous conseille de ne pas être présent, sachez que vous avez le choix et vous êtes dans votre droit en souhaitant y assister!!! Pensez aux enfants qui n’arrivent pas à parler à des inconnus, qui passent une heure à jouer ou à dessiner pendant que le psy fait autre chose… Si vous êtes absent, comment savoir si le psy ne vous mentira pas afin que vous reveniez la semaine suivante? Souhaitez-vous risquer de payer une heure de dessin libre à votre enfant?

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39 commentaires sur “Comment doit se dérouler un entretien psy? Quelles questions se poser?

  1. psychologue dit :

    Merci pour votre travail pédagogique. A mon sens il ne manque rien.

    • Je vous remercie. Les charlatans ne font pas que du mal à leur patients, ils font aussi du tort aux psys qualifiés et à ceux qui aident réellement leurs patients. Oui, je maintiens malgré tout que « qualifiés » ou même « compétents » ne veut pas forcément dire « bien intentionnés ». 😉 Se renseigner, c’est prendre moins de risques vis à vis des charlatans mais c’est aussi offrir du travail à une personne qui a fait des études pour devenir réellement compétente.

  2. Lilie dit :

    « -Si son cabinet est une pièce dans sa demeure personnelle, est-ce pour des raisons financières? Souhaite-t-il/elle faire encore plus d’économies ou n’a-t-il/elle pas assez de clients pour louer un cabinet?  »
    Eh quand bien même ce serait pour gagner plus d’argent ?
    Lilie

    • Bonjour,
      Ceci est simplement l’une des questions à se poser. Vouloir gagner plus d’argent n’est bien entendu pas une raison valable pour se détourner d’un psy. Pour toute personne honnête, faire des économies peut être important sans qu’il n’y ai rien de mal à cela. En revanche, ceci couplé à d’autres interrogations et doutes sur d’autres points peut mériter de se poser la question : Ce psy est-il vraiment qualifié ? A-t-il les diplômes requis ?
      Sachez que les faux psys préfèrent en majorité créer leur cabinet à domicile afin de ne pas éveiller les soupçons, et bien sûr, faire plus d’économies, l’argent et la manipulation étant leurs buts.
      Tomber sur un arnaqueur peut avoir de terribles conséquences. Les manipulations sont parfois si discrètes et si dévastatrices… Et je n’évoque pas là les conséquences financières.
      J’espère que vous comprenez maintenant pourquoi cette question a trouvé sa place à la suite des autres.
      Je vous remercie de cette intervention. Elle m’aura permis de clarifier la question.
      Bien cordialement.
      Christelle Fabres

  3. Yann dit :

    Je tempèrerais le dernier point, refuser catégoriquement que l’enfant puisse voir le psy seul, sans autres raisons que « parcequ’il risque de faire juste du coloriage » est peu utile. Si le psy ne rend jamais compte de ce qu’il fait avec le jeune, qu’il ne donne aucune explication de sa volonté d’être seul avec l’enfant ou qu’il prend l’ensemble de la première consultation en tête a tête, la oui, ça pose question. Mais parfois la méthode ou la situation nécessite que l’enfant, s’il se sent en confiance, soit seul avec le professionnel. Quand au dessin c’est un outil très utile si bien employé.
    Je suis totalement d’accord avec le reste des points sinon ^^

    • Bonjour,
      Je vous remercie pour votre commentaire, et mon avis rejoint le vôtre. Néanmoins, il n’est nulle part écrit qu’il faut refuser impérativement que son enfant se retrouve seul avec un psy, mais simplement que le choix appartient au parent. Ce n’est pas parce que le psy vous l’impose qu’il faut nécessairement considérer cela comme parole d’autorité et accéder à sa requête. Ici sont dénoncés les abus qui existent, – et malheureusement ils existent – mais cela ne veut pas dire que c’est une vérité générale. Néanmoins, je le sais, certains faux psy justifient de la nécessité de se retrouver seul avec l’enfant pour soutirer de l’argent à des parents qui ignorent qu’il ne se passe en réalité rien en séance. C’est pourquoi, les parents doivent garder à l’esprit que même si parfois, avec un professionnel réellement qualifié, il peut s’avérer bon que l’enfant se retrouve seul avec un psy, tout parent a bel et bien le droit de refuser.
      De plus, je ne doute pas cependant, que BIEN UTILISE, le dessin peut être thérapeutique.
      Bien cordialement.
      Christelle Fabres

  4. Renato SAIU dit :

    Bonjour et merci pour ce blog que je trouve très utile. Entant que psychologue, j’apprécie beaucoup ce genre de démarche pédagogique sur la profession. Je ferais cependant 2 remarques.
    Tout d’abord, j’aime bien, lorsque je consulte un site, savoir qui est la (ou les) personne qui parle. Ca permet de contextualiser (une association, une psychologue…). Sauf erreur de ma part, je ne trouve pas l’info sur ce site.
    Seconde remarque (plus importante). Il me semble qu’il faut faire attention à ne pas être trop catégorique. Sur les questions ci-dessus, que vous qualifiez de primordiales, je ne trouve rien à redire pour la plupart d’entre-elles. Mais par exemple pour « Prend-il/elle des notes? ». Il se trouve qu’un certains nombres de psychologues, ne prennent pas de notes dans l’instant de l’entretien, mais tout de suite après le départ de leur patient. Cela n’est pas un signe de mauvaise pratique.
    En tout cas je diffuserais volontiers ce blog.

    • Bonjour,
      Je vous remercie de votre commentaire.
      J’espère que vous comprendrez mon choix de rester « anonyme ». Les arnaqueurs n’ont aucun scrupule, et vous n’imaginez pas le nombre de personnes que je dérange en énonçant toutes ces vérités. Je reçois autant de messages encourageants, ou de demandes d’aide, que de personnes insultantes qui n’apprécient pas que l’on ouvre les yeux aux gens, et qu’on leur donne les moyens de déjouer manipulations et arnaques.
      Quant à votre seconde remarque, elle est tout à fait juste. Vous faites allusion donc à un psy qui prendrait des notes (même si cela se fait après la séance). Cela est possible, c’est pourquoi dans ce cas-là, il est bien à mon sens, de tenter, lorsque c’est possible, de remarquer si le psy prend les patients à la chaîne, sans prendre dans l’intervalle, quelques instants de solitude pour « prendre de notes » ou non. S’il prend ses patients sans intervalle et, qui plus est, ne prend aucune note durant la séance, alors ce n’est pas une preuve de sérieux. Un psy qui a 20 patients dans la semaine ne peut pas se souvenir précisément de « l’histoire » de chacun d’eux.
      J’espère avoir répondu à votre commentaire au mieux, et que cela servira à toute personne venue se renseigner.
      Bien cordialement.
      Christelle Fabres

  5. Mary dit :

    Bonjour,
    Pourquoi les psys nous regardent ils partir jusqu’au dernier moment ? C’est à dire jusqu’au moment où la porte se referme, voir même allant jusqu’à retourner dans leur bureau en vitesse ?
    Merci de votre réponse.

    • hugosylvestre dit :

      Bonjour Mary,
      Votre question implique un vécu qui ne concerne pas tous les psy.
      Il peut y avoir de nombreuses raisons pour lesquelles votre psy a tendance à agir ainsi et il est difficile de répondre sans connaître la personne ou encore ses méthodes et son environnement de travail. Son cabinet est-il isolé, ou exerce-t-il à domicile ? Auquel cas, il pourrait craindre une intrusion dans sa vie privée.
      Mettant de côté la possibilité d’une perversité, il peut aussi vouloir vous donner le sentiment qu’il ne vous met pas simplement à la porte, mais vous accompagne du regard jusqu’au bout. Ce sont là des pistes de réponses. Le mieux est que vous obteniez d’autres réponses de psychologues/psychiatres/psychothérapeutes de passage sur ce blog et qui souhaiteraient vous donner leur avis. Donc à tous ceux qui souhaitent répondre à Mary, n’hésitez pas !
      Après, vous avez également la possibilité de poser la question directement au psy qui agit ainsi. J’imagine que si vous posez la question ici, c’est que demander une réponse à la personne en question vous paraît difficile, mais si vous en trouvez le courage, nous serions heureux que vous nous fassiez partager sa réponse.
      Merci pour votre question, Mary.
      Cordialement.
      Hugo Sylvestre, collaborateur Fauxpsycho.

  6. danielle dit :

    Est-il normal que mon psychothérapeute me suggère d’envisager de prendre un amant sans m’avoir au préalable proposé une thérapie de couple, ce qui aurait été le plus approprié dans mon cas?

    • hugosylvestre dit :

      Bonjour Danielle,
      A priori, cela ne semble pas normal. Un psy a des obligations morales.
      Je vous conseille de vous renseigner sur ce psy, de vérifier si cette personne a bel et bien le droit d’exercer et bien entendu, de changer de psy au plus vite.
      Notre société a beau être relativement libérée, si votre souhait est de sauvegarder votre couple et de vous aider moralement à traverser des instants pénibles, alors votre psy doit vous y aider et non vous proposer de prendre un amant. Cela est non professionnel.
      Cordialement.
      Hugo Sylvestre

    • chris dit :

      Bonjour,
      Je suis thérapeute de couple (psychologue diplômé) de longue date et j’exerce en libéral depuis de nombreuses années. Les psy n’a pas a vous dicter ce qu’il vous faudrait faire, des conseils oui appropriées certainement mais en aucune façon « suggérer » comme dans votre cas de prendre un amant. Fuyez ce « psy » même diplômé il discrédite la thérapie de couple ou même la thérapie individuelle.

  7. Peïremont dit :

    Bonjour,
    Merci pour ce blog, où vous n’hésitez pas à nommer les abus pour ce qu’ils sont, tout en ne généralisant pas.
    Ayant de l’expérience comme patient/consultant de psy, je me permettrai de suggérer un autre point de vigilance sur le dispositif de réception lors des entretiens : de quelle manière, délicate ou non, insistante ou non, le/la psy surveille-t-il la durée de la consultation?
    Regarde-il sa montre ? Surveille-t-il une pendulette sur son bureau ? En a-t-il installé une derrière votre siège de façon à ce que son regard ne dévie pas trop ?
    Regarde-t-il l’heure continuellement ( comme un automobiliste qui surveille constamment le rétroviseur… ) ou est-il discret ?
    Et de quelle façon met-il fin à l’entretien ?
    Et enfin, tout simplement, est-il poli ?

    • hugosylvestre dit :

      Bonjour Peïremont,
      Je vous remercie pour votre commentaire bienveillant.
      Nous allons prendre vos conseils en considération dans cet article! Ils sont tout à fait pertinents et reflètent des actes qui, lorsqu’ils se produisent, sont dérangeants pour les patients.
      Psychologues, psychiatres, psychothérapeutes et tout autres thérapeutes qui lisez ceci, si cela décrit votre manière de faire et que celle-ci vous est habituelle et normale, n’hésitez pas à commenter et à expliquer aux lecteurs en quoi cela est normal et à les rassurer. Ce sont des questions qu’un patient n’ose pas poser à son thérapeute, bien que cela le dérange. C’est l’occasion pour les psy de l’entendre et de préciser la nécessité de certains actes ou gestes qui nous semblent envoyer de mauvais messages alors qu’il n’en est peut-être rien!
      Bien cordialement.
      Hugo Sylvestre, collaborateur FauxPsycho.

  8. Plume dit :

    Bonjour,
    Je suis inscrite sur Meetup (un site qui organise des rencontres par affinités, comme OVS). Je m’étais inscrite dans un groupe animé par un psychotherapeute en gestalt. Cependant je n’avais jamais participé à une session de thérapie de groupe, me sentant réticente à le faire. Au bout de plusieurs mois, le psy m’a relancée, en me renvoyant le mail de bienvenue comme si j’étais une nouvelle venue. J’ai trouvé ça bizzare. Je lui ai répondu que je m’étais inscrite sur un coup de tête, mais que je me méfiais des psys, ayant eu une expérience négative avec l’un d’entre eux.
    il me répond ceci :

    « Je vous remercie pour votre message qui me touche de différentes façons.
    Vous me parlez à nouveau (sujet déjà partagé lors de notre conversation téléphonique) de harcèlement mais aussi de votre mauvaise expérience psychothérapeutique. Je comprends votre ressenti mais moins votre méfiance qui vous amène à en faire une généralité, ou tout du moins une méfiance si importante qu’elle vous isole et vous bloque désormais. Ce que vous avez vécu n’a rien de commun avec la personne ni avec le professionnel que je suis, ni avec ma manière de travailler et d’accompagner les personnes qui me font confiance. Ce que vous avez vécu doit rester une expérience unique et non reproductible, et je comprends une fois encore vos réticences.
    « Le postulat de principe de la psychothérapie » n’a rien à voir avec les éléments que vous citez. Vous dites que « vous ne dites pas ça pour moi » et que « vous vous méfiez des psys ». Peut-être qu’un jour vous vous direz que vous vous méfiez du psy avec lequel vous avez travaillé mais qu’autre chose est de l’ordre du possible. C’est en tout cas ce que je vous souhaite.
    Pour ce qui concerne le groupe de parole, c’est un espace qui favorise la parole et l’écoute, mais vous n’êtes pas obligée d’aborder des sujets intimes, et même pas de parler si c’est ce qui vous convient.
    Ma réponse n’a pas pour but de vous faire changer d’avis (vous pouvez bien sur vous désabonner) mais de vous dire que j’ai écouté et lu avec une grande attention vos propos, que je les respecte entièrement, et que je vous accueille telle que vous êtes, avec votre histoire de vie.
    Je vous remercie à nouveau pour votre partage et votre confiance et je vous souhaite une bonne continuation.
    Prenez soin de vous.
    Bien à vous »

    Il n’a pas tort sur la méfiance qui certes bloque, mais aussi protège,et je sens qu’on essaie de pousser mes leviers, notamment celui de la culpabilité. J’ai l’impression d’un psy en mal de clients qui cherche à les garder, en poussant un peu sur leurs boutons au besoin. En tous cas ceci ne fait que renforcer ma méfiance.
    J’aimerais savoir votre ressenti? merci d’avance.

    • hugosylvestre dit :

      Bonjour Plume,
      Je vous remercie pour votre témoignage. Il est un exemple d’une nouvelle mode qui se « démocratise » et qui n’en demeure pas moins sujette au risque de déviance dans ce métier qui compte aussi bien des professionnels sérieux et soucieux du bien-être des patients, que des personnes malintentionnées et dévastatrices. Les thérapies dites de groupe peuvent être effectivement des lieux de parole qui visent à aider des personnes qui ne sont pas prêtes à parler immédiatement ou une heure durant. Mais elles peuvent cacher d’autres choses. En effet, les sites comme OVS ne vérifient pas la véracité de ce qui est proposé. Une personne s’est déjà plainte auprès de FauxPsycho des abus d’une femme se disant « psychothérapeute » et qui ne l’était pas selon l’ARS : celle-ci organisait des « séminaires » payants sur OVS où elle invitait les gens à venir parler, elle s’y présentait et discutait de n’importe quoi. C’était une véritable arnaque face à laquelle seule l’ARS peut agir. Attention à ne pas faire l’amalgame : cela ne signifie pas que tous ceux qui passent par des sites comme Meetup ou OVS dissimulent une arnaque. Seulement, cela pourrait créer le doute.
      Il serait bien qu’un psychologue passant sur le site donne son avis sur la question… Comment met-on en place des groupes de paroles ? Les sites comme Meetup et OVS sont-ils les moyens les plus sûrs et les plus sérieux pour organiser ce genre de regroupements? Après tout, n’est-il pas mieux que cela soit un peu plus discret en matière d’organisation de rendez-vous comme pour les alcooliques anonymes ou les gens souffrants de TCA, par exemple ?
      Ensuite, si vous avez une réticente profonde à cause d’une mauvaise expérience, il n’est pas nécessaire de vous « forcer » à reprendre une thérapie, car vous n’iriez pas sereinement et la thérapie aurait peu de chance d’aboutir. Laissez-vous du temps, peu importe ce que vous écrit ce psy qui sait jouer sur la « corde sensible ». Vous n’avez aucun compte à rendre à ce psy, et vous avez encore moins à culpabiliser de vous défier de lui sous prétexte que vous vous méfier de la profession. Tout le monde réagit ainsi, c’est normal. Vous savez pertinemment que tous les psy ne sont pas des charlatans, ce qui ne vous empêche pas de craindre de mal tomber, une fois de plus, et c’est parfaitement compréhensible. Vous ne pourrez reprendre immédiatement une thérapie que lorsque votre méfiance se sera atténuée.
      Après, ce qui est surprenant, c’est que ce soit lui qui soit revenu vers vous. Un psy n’a pas à aller chercher un patient, car une thérapie, même dans un groupe de parole, ne peut fonctionner que si le premier pas vient du patient. Cela semble effectivement « bizarre » pour reprendre vos termes, ce qui ne veut pas dire pour autant « malhonnête ».
      Je ne peux pas me prononcer davantage. Si vous souhaitez vous faire un avis pour ne pas avoir de regrets, vous pouvez potentiellement y aller accompagnée d’une personne de confiance, une fois, pour voir, ce qui ne vous engage pas pour autant. Cela dit, absolument rien ne vous y oblige, et certainement pas la réponse de ce psy.
      J’espère que vous aurez d’autres réponses!
      Bonne continuation.
      Hugo Sylvestre, collaborateur FauxPsycho.

      • Plume dit :

        Merci de votre réponse Hugo. Cela confirme ce que ressentais vis à vis de cette démarche de racolage.
        Bien à vous,

  9. Marie dit :

    Bonsoir, je vous demande de l’aide :
    Mercredi dernier, mon psychologue m’a demandé (ordonné plus précisément) de me déshabiller. Je suis restée interdite, je n’ai pas réagi de suite, je crois lui avoir demandé s’il était sérieux… Il m’a ordonné à plusieurs reprises de le faire : « Déshabillez-vous! »
    J’ai dit « mais comment ça ..  » j’ai fini par dire non. Il me l’a demandé plusieurs fois. Il l’a ensuite justifié par le fait de me montrer que j’étais capable de faire mes choix, d’être forte… Depuis nous nous sommes envoyés plusieurs sms, puis mail. Le premier sms était de lui, me demandant « Comment je me sentais ». Je lui ai expliqué que j’étais mal à l’aise, désarçonnée …
    Tout est long à expliquer, mais en bref, j’ai fini par vraiment réaliser qu’il n’avait aucune légitimité à avoir eu cette attitude, et il ne veut pas l’entendre, il nie. Il dit que c’est moi qui suis en colère contre moi même car j’ai hésité à le faire alors que j’en avais envie et que je m’en veux. Je suis tellement écœurée. Je me sens trahie, humiliée.
    Ma question est :
    Un psychologue a-t’il le droit de demander (ordonner), sous prétexte de la thérapie, à sa patiente de se déshabiller ?
    J’ai cherché, je ne trouve rien de précis dans le code de déontologie. Je sais qu’un médecin en a le droit, mais que le patient n’en est pas obligé.
    Mais de la part d’un psychologue ? Merci d’avance j’espère être éclairée .. Je suis mal, j’avais confiance en lui… Y’a t’il des psychologues parmi vous ?

    • hugosylvestre dit :

      Bonsoir Marie,
      Ce que vous avez vécu est très grave.
      Seul un médecin peut vous demander de vous déshabiller pour prendre votre tension ou écouter votre coeur, par exemple. Et dans ce cas, vous avez le droit de refuser. Seul le psychiatre est aussi médecin. Le psychologue n’a donc aucun droit de vous demander de vous déshabiller dans le cadre d’une thérapie. Je soupçonne que l’excuse selon laquelle il a prétendu que c’était pour vous prouver que vous étiez capable de faire un choix, n’était qu’une excuse en se rendant compte que vous ne cédiez pas et que vous commenciez à trouver son attitude étrange.
      Enfin, je vous conseille d’aller en parler à la police sans tarder. Il a clairement abusé de son statut et de votre hésitation (et fragilité psychologique) face à ce qui vous est apparu comme une autorité, pour tenter d’abuser de vous physiquement. Ce n’est pas à prendre à la légère… Imaginez que vous n’ayez pas été sa première victime! Imaginez également qu’il récidive auprès d’une enfant, cela peut détruire des vies, sans parler du choc que cela vous a d’ores et déjà causé. Cela fait partie des dérives du métier et elles doivent être dénoncées sans la moindre hésitation. Ne vous laissez surtout pas convaincre par ses tentatives pour vous faire croire que c’était de votre faute, car c’est clairement lui qui a lourdement dévié. Vous avez tout notre soutien face à la terrible situation que vous avez vécue, et qui touche encore beaucoup trop de monde.
      Je vous conseille également de contacter immédiatement l’ARS (Agence Régionale de Santé) de votre région et de raconter votre histoire… (Je n’aborde même pas le fait que vous ayez eu des contacts par sms ou mails qui sont hors du cadre professionnel du psy! Cela ne fait que confirmer la dérive liée à la tentative d’abus physique).
      N’hésitez pas à nous tenir au courant de ce que vous ferez! Les victimes ont souvent du mal à se battre, c’est pourquoi vous trouverez tout le soutien possible ici! L’ARS est également très à l’écoute, que ce soit par téléphone ou par e-mail!
      Bon courage,
      Bien cordialement,
      Hugo Sylvestre, collaborateur FauxPsycho.

      • marie. dit :

        Merci beaucoup…
        J’ai eu un entretien avec une juriste à la maison de la justice, enfin, l’AV plus précisément (Aide aux Victimes) et cela suit son cours … le soucis est que oui, ce psy persiste à dire que cela était dans le cadre de la thérapie.
        Il m’a ordonné cela alors que j’étais en train d’exposer mes difficultés à dire non, et refuser les avances de certains hommes. Je vois ce psy depuis un an, il connait mes faiblesse et mes difficultés, ce côté soumis de moi… Il nie toute intention d’avoir voulu abuser de moi.Il ne comprends pas (étrange pour un psy !) qu’ordonner à sa patiente de se dévêtir est DÉJÀ un abus.

        Il m’a envoyé un premier sms 1h après cet « entretien » qui a mal fini, me demandant : « Comment vous sentez-vous ? » comme pour tâter le terrain… Je lui ai expliqué que j’étais plutôt mal à l’aise et que je ne comprenais pas, mais que je savais qu’il était bienveillant… Il m’a alors proposé un rdv « hors thérapie » proposé pour le lendemain, en me disant que je ne paierai pas, à l’endroit que je souhaitais…
        J’ai prétexté une formation, puis j’ai réfléchi à tout cela, et j’ai fini par avoir le courage de dire clairement que j’arrêtais définitivement les séances,que je n’avais plus confiance en lui.
        Il m’a alors dit qu’il était surpris de ce revirement de ma part, qu’il me souhaitait de bonnes fêtes, et que si je pouvais lui dire pourquoi je n’avais plus confiance en lui.
        Je n’ai pas répondu.
        Il m’a donc renvoyé un sms me disant qu’il venait de prendre conscience de ce que j’entendais par cette perte de confiance et qu’il s’en sentait humilié, qu’il ne pouvait exiger d’excuses, mais que rarement il ne s’était senti aussi humilié en 16 ans de carrière (quel manipulateur, c’est lui qui se sent humilié).
        Alors c’est là que j’ai commencé à voir rouge et à ne plus me laisser faire, et qu’il m’a envoyé un mail car par sms c’était trop long, et que nous avons eu des échanges musclés, puisqu’il niait avoir dérapé… Je suis allée voir cette juriste avec tous les échanges, et j’attends son compte rendu. Elle devait s’entretenir avec une psychologue pour avoir son avis.

        Est ce qu’un ou une psy peut me dire ce qu’il, elle en pense ??
        Merci d’avance, et merci de votre soutien, Hugo Sylvestre.

      • hugosylvestre dit :

        Bonsoir Marie,
        Vous avez eu beaucoup de courage de ne pas vous laisser faire, et nous vous en félicitons car sous la menace, rares sont les victimes qui osent agir même s’il le faudrait. Il est clair que cet homme tente de renverser la situation et que son argument n’a aucun sens. Même dans le cadre d’une thérapie, le fait de vous avoir demandé de vous déshabiller n’a fait que vous déstabiliser davantage… Sans parler de ses réelles motivations. Au vu des fragilités dont vous lui aviez parlé, il a tenté d’abuser de vous, et comme cela n’a pas fonctionné, il a tenté une autre approche pour se couvrir en vous invitant le lendemain, hors thérapie. Ainsi, il aurait pu prétendre que vous aviez une relation en dehors de la thérapie, même si vous n’aviez accepté que pour discuter du problème. C’était astucieux et il est heureux que vous ne soyez pas tombée dans son piège.
        Désormais, il tente de se justifier et de vous culpabiliser. C’est une technique qui souvent fonctionne auprès de personnes fragilisées, et fort heureusement, ce n’est pas le cas pour vous. Néanmoins, je vous conseillerais de ne plus avoir le moindre contact avec lui, et surtout pas de visu. Il ne faudrait pas que par crainte de ce que vous pouvez entreprendre à son encontre, il s’en prenne physiquement à vous.
        Il est bien que vous avez contacté cette juriste. J’imagine qu’elle cherche confirmation de ses soupçons auprès d’une psychologue. Néanmoins, afin, si cela se passait ainsi, de suspendre l’exercice de ce psy, l’idéal serait de prévenir l’ARS de votre région pour qu’ils agissent en conséquence et vous conseillent.
        http://www.ars.sante.fr/portail.0.html
        J’espère que votre expérience donnera le courage de se battre à d’autres personnes dans votre situation, et que d’autres répondront à votre message pour vous donner leur opinion, psy ou non, avocat, patients ayant vécu une expérience similaire etc…
        Encore bravo et bon courage pour la suite! Tenez-nous au courant si cela vous est possible!
        Bien cordialement,
        Hugo Sylvestre, collaborateur FauxPsycho.

      • marie dit :

        Merci Infiniment pour vos mots apaisants, Hugo Sylvestre.
        Aller voir un psychologue n’a pas été simple pour moi; et pour rebondir sur ce que vous dites à Pierre, pour ma part j’étais en dépression, et j’avais beaucoup de conflits intérieurs (c’est encore le cas à présent).
        J’attends tous les conseils et avis, bien sûr !

      • hugosylvestre dit :

        Bonjour Marie,
        C’est avec plaisir que nous vous répondons. Les dépressions sont longues à guérir, même avec un psy, c’est pourquoi l’attitude de ce dernier et sa trahison sont d’autant plus graves que vous lui accordiez votre confiance dans un moment de votre vie où vous étiez d’une extrême fragilité. Les conséquences en sont tout aussi graves d’ailleurs. Je vous souhaite de retrouver ne serait-ce qu’une oreille attentive et surtout bienveillante, psy ou non, et de pouvoir accorder de nouveau votre confiance à quelqu’un, même si cela prend du temps.
        Toutes les réponses et tous les conseils sont bien sûr également les bienvenus!
        Bien cordialement,
        Hugo Sylvestre, collaborateur Faux Psycho.

  10. Pierre dit :

    Quand j’ai fini de lire vos recommandations, je n’ai plus du tout envie de consulter. Avez vous eu besoin, un jour, de consulter un psychothérapeute?

    • hugosylvestre dit :

      Bonjour Pierre,
      Ce site a pour but de guider les recherches des personnes qui ont des doutes sur le psy qu’ils ont choisi. Je comprends que la crainte de tomber sur un usurpateur soit démotivante, néanmoins vous avez désormais toutes les clés en main pour trouver la personne qui vous conviendra.
      La psychothérapie est devenue incontournable tant elle est à la mode, si bien que beaucoup de gens y ont recours tant pour les petits tracas du quotidien, que pour leurs doutes plus profonds, les conflits, et bien sûr les traumatismes et dépressions.
      Vous vous demandez, je crois, à quel moment on estime qu’il nécessaire de consulter un psychothérapeute, c’est cela? Cela ne dépend cependant que de vous, de votre mal-être, de la durée de celui-ci et de l’impact qu’il a sur votre vie. Pensez-vous être capable de vous en sortir seul, en en parlant à vos proches, ou avez-vous besoin d’un regard extérieur ou d’une aide réelle? Voilà les questions qu’il faut vous poser et qui vous permettront peut-être de répondre un peu plus facilement à votre question.
      Les personnes qui gèrent FauxPsycho ont bien entendu toutes déjà consulté des psy de toutes sortes, de façon personnelles ou en quête de renseignements, et en ont rencontré également dans le cadre de la création du site.
      Mais je suis sûre que vous aurez d’autres réponses susceptibles de vous éclairer sur d’autres points!
      Bien cordialement,
      Hugo Sylvestre, collaborateur FauxPsycho.

  11. chris dit :

    Trop de méfiance tue l’assurance.
    A vous lire, vous vous lassez et l’envie de voir un psy vous décourage.
    Vous mélangez la visite chez un médecin avec la démarche déjà thérapeutique d’aller voir un psy.
    Soyez moins incisifs et plus constructifs!
    Bien à vous,
    Chris

  12. edmond dit :

    Bonjour Marie, bon courage, ne vous laissez pas faire. Si vous désirez un soutien moral, je suis là, donnez-moi son numéro comme ça je lui explique de vive voix que c’est un sale p… [Modération: nom d’oiseau], ce s… [Modération: nom d’oiseau]. Il n’y a pas d’autre mot, il vous a manipulée pour vous b… [Modération: le mot a été masqué par souci de politesse, mais tout le monde comprendra le sens] moralement et il l’aurait bien voulu physiquement.

  13. edmond dit :

    Et j’avais oublié, Marie, n’allez plus le voir, ce charlatan, et tirez un trait sur votre travail avec lui, n’y pensez plus. Il a les caractéristiques des pervers narcissiques, il vous a bien manipulée, maintenant le plus dur du travail sera de l’oublier, ce s… [Modération: nom d’oiseau] a profité de votre faiblesse comme un pervers narcissique le fait. Ce n’est pas vous la responsable, c’est lui, il a fait un abus de faiblesse. Attaquez-le en justice. [Modération: les deux phrases suivantes incitaient à la délation et à la confrontation générale. Il est préférable que cela n’apparaisse pas sur ce site] Tenez bon et n’ayez pas honte. Le fou c’est lui, et non vous.

    • hugosylvestre dit :

      Bonjour Edmond,
      Je vous remercie de votre soutien à Marie. Le gens qui ont été abusés et qui, choqués, n’ont pas compris immédiatement la gravité de ce qui venait de leur arriver, en dépit du trouble immense qu’ils ressentent, ont besoin de lire à travers le regard d’autrui à quel point ce qu’ils ont vécu est grave et anormal. Un point de vue extérieur est très important dans ces moments où la victime se sent parfois si seule face à son charlatan, dont l’attitude demeure souvent agressive. La victime ose alors à peine parler de ce qui lui est arrivé, par honte ou détresse alors qu’elle n’a rien à se reprocher, et un simple message de soutien devient très important.
      Bien cordialement,
      Hugo Sylvestre, collaborateur Faux Psycho.

      • Marie dit :

        Bonsoir,
        Absolument, Hugo Sylvestre… Je suis sur un groupe dans lequel j’ai témoigné, et un des psys m’a parlé de thérapie dite « par la provocation » de la méthode Farrelly… Thérapie provocatrice. Or quand j’ai expliqué en détails, en précisant le contenu des sms et de son discours à mon égard, ce psy a laissé de côté l’hypothèse que ce soit ce genre de procédé. Il m’a dit de ne plus y retourner mais je ne comptais surtout pas y retourner, sauf pour lui cracher dessus, tellement il me dégoûte.
        Oui, j’ai du mal à m’en remettre, mais les mots que j’ai trouvés ici et à certains endroits, (tout comme ils peuvent être des armes destructrices), sont aussi parfois des médicaments, et pansent petits à petits les blessures.
        J’ai hâte d’avoir ce rdv avec la psy de la maison de la justice à qui j’ai transmis tous les échanges de mails que j’ai eu avec ce c*** de psy mais j’angoisse, j’ai très très peur de tomber sur une psy qui sera comme certains, dans l’incapacité de remettre en cause les pratiques d’un « thérapeute », car même s’il ne nie pas dans ses mails, il tourne tout à sa sauce. Il se justifie par tous les moyens jusqu’à revenir sur certains de ses propos… C’est dur…

      • hugosylvestre dit :

        Bonsoir Marie,
        Il n’y a aucun doute à avoir sur le fait que l’attitude du psy était totalement déplacée. C’était un grave abus. Cela aurait pu très mal se finir si vous ne lui aviez pas tenu tête, et il vous faudra du temps pour vous en remettre. Vous battre est un premier pas dans ce sens et il est à espérer qu’effectivement, la psy de la maison de la justice saura être juste et sévère vis à vis de cet individu. Peu importe les justifications qu’il tente d’apporter, il est allé beaucoup trop loin, (et il le sait!!!) et aucune excuse de « thérapie par la provocation » ne peut justifier ça! Il faut craindre que cela puisse se reproduire avec d’autres patientes ou enfants, et agir au plus vite.
        Pour vous, en parler est un autre moyen d’avancer, et c’est avec plaisir que nous lirons et répondrons à vos messages! N’hésitez pas à nous tenir au courant de l’avancement de votre combat, qui sachez-le, est bien plus courageux encore que vous ne l’imaginez!
        Bien cordialement,
        Hugo Sylvestre, collaborateur Faux Psycho.

  14. marie. dit :

    Merci 🙂 Je vous tiens au courant … Bonne journée !

    • chris dit :

      vous comparez l’annulation d’un rdv chez le psy à une annulation chez le médecin.
      Si je suis votre raisonnement un médecin pourrait alors offrir la gratuité d’une première consultation.
      vos arguments n’ incitent pas à consulter un psy voire même les fuir.
      En aucune façon la gratuité d’une première consultation serait thérapeutique. Je ne suis aucunement dans ce créneau et je ne reconnais pas l’acte therapeutique d’une telle démarche.
      Vous ne citez pas qu’il peut être très néfaste de voir plusieurs psy avant de commencer un travail. Vous ne citez pas non plus le « blocage, les reticences..)du patient à en devenir.
      Soyez vigilants dans vos écrits
      Chris

      • hugosylvestre dit :

        Bonjour Chris,
        Un médecin, qui est susceptible de sauver des vies, et chez qui un créneau horaire peut avoir beaucoup d’importance pour un patient, accepte sans le moindre souci une annulation, mais un psy (sachant que seul le psychiatre est médecin) aurait le droit d’exiger qu’une annulation lui soit payée? Les gens sauront faire la part des choses, d’autant plus qu’une annulation chez un psy peut (plus souvent que chez un médecin, vous en conviendrez, en raison du service proposé) être liée au fait que le patient se sent trop mal à l’aise avec le psy chez qui il a tenté l’expérience de la thérapie, dont il ressentait le besoin, pour annuler définitivement ou avouer au professionnel son malaise.
        Quant à la gratuité d’une première consultation, elle n’est absolument pas à mettre, dans ce cas précis, en parallèle avec un rendez-vous médical, dans la mesure où elle pose les prémices d’une thérapie qui peut durer plusieurs années. La gratuité d’une première séance permet au patient d’être mis en confiance, et de se faire une idée du psy qu’il a choisi et de son ressenti par rapport à lui. (Suis-je à l’aise pour lui parler? / Finalement, je préférerais une thérapie avec un psy homme ou femme… / Je ne me sens pas bien dans son cabinet! / La thérapie qu’il/elle me propose et sa manière de faire ne me conviennent pas! etc). Dans la mesure où la thérapie peut être de longue durée, proposer la gratuité d’une première séance (plus courte, pourquoi pas, que les séances habituelles) est une preuve d’ouverture et de compréhension vis à vis des appréhensions que peuvent avoir les patients. Maintenant, ce n’est pas parce qu’un psy ne propose pas la gratuité d’une première séance que c’est un mauvais psy pour autant. Simplement, pour certains patients, cela peut avoir de l’importance, et c’est un point qui permet de se faire une première opinion du psy et de sa manière de travailler.
        Le débat sur la gratuité de la première séance n’est donc pas en lien avec un objectif thérapeutique.
        Vous dites qu’il peut être néfaste de voir plusieurs psys avant de commencer le travail, mais il peut être encore plus néfaste de s’obliger à continuer à voir un psy de chez lequel on ressort plus mal qu’en y entrant, parce qu’on n’a pas pris le temps de trouver la personne qui nous convient, ou pire encore, d’aller mal, d’avoir besoin d’une thérapie, et suite à une mauvaise expérience, de s’enfoncer dans son mal-être plutôt que de retenter sa chance auprès d’un autre professionnel. Il ne faut pas perdre de vue que comme partout, il y a des charlatans dans le monde des « psy » qui font plus de mal que de bien, et c’est dans cette perspective précise que le fait de prendre le temps de bien choisir son psy peut-être particulièrement utile et éviter des désastres (voir l’article sur la thérapie de la mémoire retrouvée). Quant aux blocages dont vous parlez, c’est au psy de parvenir à mettre en confiance son patient, et la tâche est malheureusement d’autant plus ardue si ce dernier a eu une mauvaise expérience précédente.
        Pas d’inquiétude, nous sommes vigilants.
        Bien cordialement,
        Hugo Sylvestre, collaborateur Faux Psycho.

  15. Rony dit :

    salut,
    Je suis etudiant en psychologie. Il me reste encore une année avant d’obtenir ma license. Je connais quelqu’un qui a besoin d’aide et n’a pas assez d’argent pour aller voir un clinicien, doc je lui ai proposé mon aide. Je fais tout ce qui est possible pour ne pas violer les codes d’ethique et deontologique. Je joue quant meme la carte de la prudence. Que pourriez-vous me conseiller a ce sujet? Devrais-je continuer a l’aider ou dois-je m’arreter? Je lui ai dit que je n’était pas encore diplomé. Je ne voudrais surtout pas etre un mauvais psy.
    Merci a vous.

    • hugosylvestre dit :

      Bonjour Rony,
      Si vous ne vous faites pas payer pour aider cette personne, éthiquement, vous n’avez rien à vous reprocher. Après, n’importe qui peut s’installer sans le moindre diplôme, en tant que psychanalyste ou thérapeute en psychothérapie (par exemple) dans la mesure où ces titres ne sont pas réglementés par la législation française. Donc en soi, selon la déontologie, si vous gardez le secret professionnel et faites votre possible pour aider cette personne, vous pouvez lui venir en aide, ne serait-ce que parce que dans l’urgence, lorsque quelqu’un a besoin de notre aide, on ne peut pas rester sans rien faire. Restez prudents néanmoins, pour vous et pour cette personne. Et si vous avez un doute sur votre capacité à lui venir suffisamment en aide, envoyez cette personne vers un psy travaillant gratuitement dans un CMP.
      Bien cordialement,
      Hugo Sylvestre, collaborateur Faux Psycho.

  16. jonathan dit :

    Bonjour,
    Je voudrais savoir si un psychiatre qui baille ou qui à un peu tendance à s’endormir est normal ?
    Quand je parle, j’ai l’impression qu’il est bizarre. Il m’a demandé si je voulais du Lexomil. Pourquoi ?
    Je prends du Sertraline (25 mg).
    Je lui parle plutôt de mon parcours professionnel mais je ne vois pas ce qu’il y a d’intéressant à lui dire.
    Quelqu’un peut me dire s’il existe vraiment un bon psychiatre à dans la banlieue sud de Paris.
    Merci beaucoup
    Jonathan

    • hugosylvestre dit :

      Bonjour Jonathan,
      Ce n’est pas forcément très professionnel de somnoler durant une séance, même si le psychiatre est épuisé. S’est-il excusé au moins? Après, il est difficile de s’empêcher de bailler, c’est vrai, mais on peut le faire discrètement et s’en excuser également. S’il a des soucis personnels qui l’épuisent, il doit s’en excuser et s’en expliquer si cela a des conséquences sur son travail. En tant que psy, il doit comprendre que pour un patient fragilisé, un professionnel qui baille et s’endort, c’est perturbant. Le patient peut perdre confiance en lui, penser qu’on ne lui accorde pas assez d’importance, à lui et à sa parole, alors même qu’il paie pour cela, craindre même d’ennuyer son thérapeute… Quelle valeur aura sa parole face à une telle remise en question? Vous ressortez de là en vous posant plus de questions qu’en y entrant, perturbé par ce qui s’est passé.
      Il est impératif que dans un cas pareil, le psy s’explique simplement et s’excuse de sa fatigue et de ne pouvoir accorder toute son attention à son patient. C’est la moindre des choses étant donné que le patient paie pour être écouté et obtenir de l’aide et des conseils.
      Dans quel contexte vous a-t-il proposé du Lexomil? Estime-t-il que le Sertraline ne vous convient pas? Il ne s’est pas plus expliqué sur le sujet?
      Vous lui parlez de votre parcours professionnel parce qu’il vous le demande? Si ce n’est pas ce que vous souhaitez lui dire ou ce dont vous voulez lui parler, il faut l’en informer. La parole est la chose la plus importante dans une thérapie, vous devez donc être libre de choisir le sujet que vous abordez, même si vous vous laissez guider par les questions du psy.
      Si vous souhaitez rencontrer un bon psychiatre au sud de Paris, malheureusement nous n’autorisons pas qu’une personne soit nommée sur ce site. Mais j’espère que vous trouverez le professionnel qui vous convient sur différent forums spécialisés.
      Bien cordialement,
      Hugo Sylvestre, collaborateur Faux Psycho.

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