Psy : Secret pro, éthique et déontologie?

  • Le secret professionnel

Le secret professionnel en lui-même appartient au code de déontologie qui lie un professionnel (ici de la santé) à son patient. Il s’applique a priori pour tous. Néanmoins, nous réduirons cela aux psychiatres et aux psychologues, car nos recherches n’ont pas réussi à prouver que les psychothérapeutes et les psychanalystes étaient eux aussi dépositaires du même code de déontologie. En effet, les seules références qui y sont faites parlent de "devoir de discrétion absolue" ou "d’éthique", parfois de "secret professionnel" (mais dans ce cas, comme terme générique et non comme appartenant à un code de déontologie commun à tous).

 Le secret professionnel lié au code de déontologie est au carrefour de plusieurs notions : la protection de la vie privée et la protection de l’ordre public. Mais le nouveau Code Pénal (art.226-13) ne dresse pas de liste limitative des personnes tenues au secret. C’est aux tribunaux de dire si telle ou telle personne est dépositaire du secret professionnel.

Cette obligation trouve son origine dans le serment d’Hippocrate « Admis dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me sont confiés ».

 Le fondement du secret professionnel repose sur la nécessité du respect de la liberté et de la personne humaine. En imposant à certaines personnes, sous peine de sanctions pénales, l’obligation du secret professionnel, le législateur a voulu assurer la confiance qui s’impose dans l’exercice de certaines professions. Ainsi, chacun doit pouvoir se confier à un avocat, un médecin ou un prêtre sans risque de voir divulguer par lui les secrets qu’il est obligé de lui confier pour obtenir sa défense, ses soins ou son pardon.

Sont considérés comme dépositaires des informations concernant le patient, et partant tenus au secret, tous les professionnels de santé tels que les médecins et les internes, les dentistes, les pharmaciens, les sages-femmes, les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les pédicures, les podologues, les diététiciens, les ergothérapeutes, les psychomotriciens, les orthophonistes, les orthoptistes…

ATTENTION: Les psychologues scolaires ne sont pas tenus au secret professionnel!!!

  • L’éthique

L’éthique générale établit les critères pour agir librement dans une situation pratique et faire le choix d’un comportement dans le respect de soi même et d’autrui. L’éthique regroupe un ensemble de lois, de règles qui sont en contradiction avec la Déclaration de l’Homme et du Citoyen (interdiction de faire subir n’importe quoi aux animaux…). Ces règles sont créées par la force (que ce soit dans une démocratie ou une dictature) mais ne sont pas justifiées dans l’absolu.

Si l’on dit que les psychiatres et les psychologues sont soumis au code de déontologie et par extension au secret professionnel, il sera plus juste de parler seulement de soumission à une certaine éthique pour les psychothérapeutes et les psychanalystes, cela en raison du flou qui caractérise actuellement à ce sujet la nouvelle législation de la profession de psychothérapeute ou l’absence de législation concernant la profession de psychanalyste.

  • Le code de déontologie

Un code de déontologie régit un mode d’exercice d’une profession (déontologie professionnelle) ou d’une activité en vue du respect d’une éthique. C’est un ensemble de droits et devoirs qui régissent une profession, la conduite de ceux qui l’exercent, les rapports entre ceux-ci et leurs clients ou le public. En effet, la déontologie est la science morale qui traite des devoirs à remplir.

Les psychiatres sont des médecins et sont par conséquents dépositaires du secret professionnel lié au code de déontologie de leur profession.

Le code de déontologie des psychologues est reconnu par les principales organisations de psychologues, quels que soient leurs pratiques ou leur champ d’activité. Il ne présente cependant pas de validité légale. Nous supposons donc que les psychologues sont néanmoins dépositaires de ce code de déontologie qui leur est propre, mais sans valeur légale et qu’ils restent sous le coup de "l’éthique" de leur profession et du "devoir de discrétion absolue".

Attention

Ce flou concernant l’existence d’un code de déontologie des métiers de la psychothérapie doit vous rendre vigilants. Toute personne ayant un proche dans la profession peut témoigner de la légèreté parfois évidente de l’application du secret professionnel. Même si la plupart du temps les personnes ne sont pas nommées, les "cas" arrivent facilement dans les sujets de conversation. Bien entendu, tout est question de confiance… mais nous ne sommes pas infaillibles et nous pouvons être trompés par des manipulateurs. Prudence donc à propos de ce que vous confiez à un inconnu.

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